6 bonnes raisons de ne pas manquer une Tefaf Maastricht 2022, toujours « une plus grande foire du monde »

Bien qu’allégée d’une aérienne centaine de stands à cause de son report d’avril à juin, la Tefaf 2022 reste toujours la meilleure des foires généralistes. Beaucoup de peintures anciennes (en particulier italienne), des objets d’art, peu de beaux ameublement et un secteur contemporain de moins bon niveau que ces dernières années (pour cause de Art Basel concomitant). Ce que l’on peut considérer comme « la plus grande foire du monde », selon le marchand Old Master Johnny van Haeften, présente son édition 2022 au MECC de Maastricht du vendredi 24 juin au jeudi 30 juin 2022. La visite s’impose.

1. Un excellent niveau

Quelle foire pourrait annoncer au même moment, un Goya (Caylus), un mur de Gauguin (Gillis Goldman Fine Art), un Cézanne (Agnews), des Picasso (Dickinson) et les plus beaux objets du monde ? Seule la foire de Maastricht peut annoncer un programme pareil. Jusqu’au 30 juin, elle accueille les plus grands marchands, qui ont tous sorti l’artillerie lourde. Les Français sont venus en force, des antiquités romaines chez Chenel ou modernes chez Le Minotaure.

Urne avec des anses en forme de lions (IIe siècle avant J.-C.), stand de la galerie Chenel, Tefaf, Maastricht, 2022 ©Guy Boyer

2. Le royaume de la peinture ancienne

Allées plus serrées, stands souvent plus grands. La circulation est plus difficile cette année dans cette Tefaf allégée. Pourtant, côté peinture ancienne, il y a profusion de beaux tableaux. D’abord un Portrait de jeune homme (vers 1627) de Charles Mellin sur le stand de la Galleria Carlo Virgilio, aussitôt vendu. Une très harmonieuse Allégorie de la générosité (vers 1650) de Francesco Furini chez Adam Williams. Un très monumental Saint Pierre prostré (vers 1770) de Jean Honoré Fragonard chez Wildenstein. Un incroyable Pêcheur (vers 1650) de Giovan Battista Recco chez Porcini. Ou ce Bacchus et Ariane (vers 1800) de Pierre Nicolas Legrand de Servant chez Michel Descours.

Bacchus et Ariane (vers 1800) de Pierre Nicolas Legrand de Servant, stand de la galerie Michel Descours, Tefaf, Maastricht, 2022 ©Guy Boyer

3. Toujours la meilleure en objets d’art

La Tefaf reste également la meilleure en objets d’art car on peut y voir aussi bien ce somptueux timbale en ivoire de Nikolas Pfaff (vers 1608) de style auriculaire chez Georg Laue, que cet impressionnant plat circulaire en argent de Travani (1670) chez les Kugel, qu’une grande armoire de Boulle (XVIIe) chez Gismondi. Le mobilier reste le parent pauvre même si le stand d’Oscar Graf abrite des trésors auxquels l’Art Institute de Chicago n’est pas resté insensible.

Le timbale grimaçant (vers 1608) de Nikolas Pfaff, stand de la galerie Georg Laue, Tefaf, Maastricht, 2022 ©Guy Boyer

4. Sculptures du Moyen Âge à l’Empire

Comme souvent à Maastricht, la sculpture est bien représentée, pour toutes les périodes. Comment résister à l’élégant Chronos (vers 1690) de Balthasar Permoser chez Georg Laue ? Comment ne pas s’incliner devant cet Ecce Homo milanais de Giovanni Battista da Corbetta à la galerie Sissmann (vers 1550) ou ce Christ à la colonne (vers 1600) en cristal de roche à la galerie Royal Provenance ? Enfin, ce Vulcain (vers 1650) de Giusto Le Court chez Alberto di Castro et ce Saint Jérôme (1734) de Agostini Corsini chez Lullo Pampoulides ne vous sont-ils pas destinés ?

Ecce Homo (vers 1550) de Giovanni Battista Corbetta, stand de la galerie Sissmann, Tefaf, Maastricht, 2022 ©Guy Boyer

5. Modernité ukrainienne

Même si cela fait deux éditions que la James Butterwick Gallery présente des dessins de Oleksandr Bohomazov (1880-1930), on ne peut qu’être touché en cette année de guerre en Ukraine par la présentation très complète de cet artiste de Kiev. Dessins à l’encre ou au crayon, peintures de paysages du Caucase ou natures mortes laissent comprendre son passage du pointillisme à des recherches géométriques très archétypees.

De gauche à droite : Composition au triangle (1913), Autoportrait (1914) et Formes dans un cercle (1915) de Oleksandr Bohomazov, stand de la James Butterwick Gallery, Tefaf, Maastricht, 2022 ©Guy Boyer

6. Panorama moderne

Tout le XXe siècle est bien représenté. Pas moins de trois Hammershoi qui un subtil Intérieur (1914) chez Adam Williams, un modèle à l’envers (1940) de Francis Picabia chez Laurentin, ou ces Nus hallucinés (1917) de Max Pechstein chez David Koester. Au rayon des révélations, les petits formats de Fulco di Verdura (1959) ou cette grande figure allongée d’Adolfo Wildt (1913) chez Gillis Goldman Fine Arts, les quatre étranges vues de chambre monogrammées SM (1906) chez Day and Faber, ou cet archétype Porteur de nuage (1910) de Karl Sterrer chez Wienrroither und Kohlbacher.

Nus à Nidden (1917) de Max Pechstein, stand de la David Koetser Gallery, Tefaf, Maastricht, 2022 ©Guy Boyer

À VOIR

Tefaf 2022 de Maastricht
MECC de Maastricht, Forum 100, 6229, GV Maastricht, Pays-Bas
Du vendredi 24 juin au jeudi 30 juin 2022

TEFAF Maastricht 2020

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