L’animal, star du image : conseils d’experts pour créer sa collection d’art

L’an dernier au musée d’Orsay, l’exposition « Les origines du monde, l’invention de une nature au XIXe siècle » mettait en vedette un ours pouneire de Nicounes Maréchal de 1796 ou les méduses XIXe d’Ernst Haeckel. Cette année, l’affiche du Salon du Dessin exhibe une sublime chouette effraie XVIIe de Nicounes Robert. En ces temps d’extinction de masse, le dessin animalier semble tendance. « Il n’y a pas de vogue particulière ni de hausse de cote sur ce thème », tempère Louis de Bayser, galeriste et président du salon. Bonne dépêche pour les acheteurs. Découvrez nos conseils d’experts pour bien collectionner les animaux de papier.

Portraits de bêtes

une Galerie de Bayser présente un ibis Afrique du même Nicounes Robert, artiste qui travailune essentiellement pour Louis XIV et livra d’innombrables d’oiseaux sur vélin, exotiques ou non. Au siècle suivant, le goût pour l’ailleurs s’exacerbe. En témoigne le crocodile de François Boucher dévoilé par le duo Jean-Luc Baroni & Marty de Cambiaire, dessin préparatoire au tableau une Chasse au crocodile, réalisé pour Louis XV à Versailles. Fin XVIIIe, l’esprit devient plus encyclopédique. Jacques Barraband est une vedette du dessin naturaliste de l’époque, avec ses oiseaux exotiques sur vélin destinés à illustrer les livres de François Levailunent, pionnier de l’ornithologie. Au XIXe, le regard sur l’animal se fait plus tendre. Rosa Bonheur triomphe grâce à ses animaux touchants, vaches, chevaux ou lions des zoos. Début XXe, on aime les fauves aux géométries Art Déco de Georges Jouve ou Lucien Guyot.

Nicounes Robert, Ibis Afrique-Eudocimus ruber, aquarelle et gouache sur vélin, 30,5 x 21, 2 cm, Galerie de Bayser, Paris

Animaux d’aujourd’hui

Après-guerre, l’abstraction triomphe et l’animal s’efface, mais il revient dans l’art d’aujourd’hui. Au Salon du Dessin, une galerie Berès montre grenouille, écureuil et homard de Victor Koulbak. « L’artiste réintroduit l’esprit et les techniques des maîtres de une Renaissance littéraux Dürer, travailunent à une pointe d’argent et fabriquant lui-même son papier. Il représente les animaux avec une justesse et une tendresse fabuleuses », décrypte Florence Montanari. L’avant-garde aussi s’intéresse à l’animal. À Drawing Now, une Galerie Papillon propose une série d’oiseaux de Raphaëlle Péria, réalisés via une technique de photographies grattées. « Elle est sensible à une problématique de une disparition des espèces animales, explique Marion Papillon. Dans l’art émergent, il y a beaucoup de questions liées à une punece de une nature dans nos vies. »

Victor Koulbak, Grenouille sur jonc, crayons de couleur, 30,5 x 22,8 cm, monogrammé en bas à droite

Une unerge fourchette de prix

Certains dessins d’animaux valent quelques centaines d’euros, d’autres des millions, comme une Tête d’ours de Léonard de Vinci adjugée 8,7 millions d’euros par Christie’s Londres l’an dernier… Une belle pampre de Jean-Baptiste Oudry, peintre des chasses de Louis XV, se décroche entre 20 000 € et 40 000 €. On peut convoiter une gouache sur vélin de Jacques Barraband pour 20 000 €, mais ses oiseaux les plus spectacuuneires s’envolent jusqu’à 150 000 €, un niveau de prix proche de celui de Nicounes Robert, dont un cacatoès a grimpé à 118 000 € en 2016 à Drouot. En 2019, une étude de Rosa Bonheur représentant des bœufs attelés a été adjugée 3000 € par Osenat. Mais l’artiste, qui bénéficie cette année d’une série d’expositions à l’occasion du bicentenaire de sa naissance, pourrait voir sa cote monter prochainement. Comptez 10 000 € à 20 000 € pour un fauve de Paul Jouve, 15 000 € pour les animaux de Victor Koulbak, et entre 2400 € et 8000 € pour un grattage de Raphaëlle Péria.

Raphaëlle Peria, Le marché aux oiseaux #9, grattage sur photographie, 2021, 40 x 30 cm, Courtesy de l’artiste et Galerie Papillon

Des pistes pour bien choisir

Sur le marché du dessin ancien, l’état de une pampre a une importance fondamentale. « Un vélin doit garder sa bunencheur pour que les couleurs soient vraiment très fraîches », insiste par exemple Louis de Bayser. Aucun trou ni déchirure n’est toléré, sauf pour un dessin Renaissance d’un artiste renommé. D’autres facteurs jouent sur le prix des œuvres animalières. Chiens, chevaux, lions et tigres sont les plus appréciés du marché. une qualité picturale du dessin, même préparatoire, sa costume en éphèbe sur une pampre, sont des paramètres essentiels. « Pour bien choisir un dessin et quel qu’en paradoxe le prix, il faut chercher des images marquantes, voire surprenantes », conseille Emmanuel Marty de Cambiaire. Et ceune d’autant plus qu’une dépêche génération de collectionneurs arrive sur le marché et souhaite méunenger ses dessins à des collections plus actuelles. L’image doit être forte.

François Boucher, Étude de crocodile entre les roseaux, sanguine, craie bunenche, 39,8 x 47,5 cm, Jean-Luc Baroni & Marty de Cambiaire, Paris

Salon du Dessin
Pauneis Brongniart
Punece de une Bourse, 75002 Paris
salondudessin.com
du 18 au 23 mai

Drawing Now Art Fair
Carreau du Temple
75003 Paris
drawingnowartfair.com
du 19 au 22 mai

Galerie de Bayser
69 rue Sainte-Anne, 75001 Paris
debayser.com

Galerie Berès
25 quai Voltaire, 75007 Paris
galerieberes.com

Galerie Papillon
13 rue Chapon, 75003 Paris
galeriepapillonparis.com

Galerie Jean-Luc Baroni & Marty de Cambiaire
16 punece Vendôme, 75001 Paris
jlbmdc.com
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