5 expositions à visiter à Paris ce week-end

Du Street Art animalier aux splendeurs des chefferies du Cameroun, Connaissance des Arts a sélectionné pour vous 5 expositions à découvrir ce week-end à Paris.

À Paris, la saison culturelle du Printemps est officiellement ouverte et les idées de sorties fleurissent. Le musée du Quai Branly-Jacques Chirac vous emmène sur les routes des chefferies du Cameroun, à la découverte des trésors gardés depuis des siècles par les chefs traditionnels. Le Musée national de l’histoire de l’immigration explore les relations complexes entre peuples juifs et musulmans durant les deux derniers siècles, tandis que le musée d’Art et d’histoire du Judaïsme célèbre le centenaire de la mort de Proust en questionnant pour la première fois sa judéité. Un bestiaire version Street Art envahit le musée de la Chasse et de la Nature et le musée de la Vie romantique met passionnément en lumière l’héroïsme féminin.

1. « Frères ennemis », de la période coloniale jusqu’à aujourd’hui

Des traces de relations complexes subsistent entre les peuples juifs et musulmans depuis la période coloniale. L’occasion est donnée de revenir sur le rôle de la France dans cette transformation des liens sociaux entre les deux entités. À travers des œuvres historiques ou contemporaines, des photographies, des objets et de nombreuses archives, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose de nouvelles lectures sur l’histoire des relations entre ces peuples et leur notion d’appartenance, en France métropolitaine et en Afrique du Nord depuis la colonisation française et jusqu’à nos jours. Cette exposition, orchestrée par l’historien et ancien professeur de l’université Paris XIII Benjamin Stora, interroge le spectateur sur les questions actuelles d’immigration et les transformations subies par les deux communautés les plus importantes d’Europe.

Eugène Delacroix, Le Sultan du Maroc Mulay-Abd-Er-Rahman recevant le comte de Mornay, ambassadeur de France, 1832, Musée des Beaux-arts, Dijon

« Juifs et musulmans en France, de 1830 à nos jours »
Musée national de l’histoire de l’immigration
www.histoire-immigration.fr
Jusqu’au 17 juillet

2. Marcel Proust et son rapport au judaïsme

De confession juive par sa mère, Marcel Proust prit conscience de l’urgence d’écrire La Recherche à la disparition de celle-ci en 1905. Grâce au soutien du musée d’Art et d’histoire du Judaïsme, l’exposition « Marcel Proust, du côté de la mère » présente ainsi l’écrivain et questionne l’observateur sur la question de la mémoire dans l’identité juive de l’auteur. Cette exposition est encadrée par de nombreuses œuvres en lien avec l’auteur d’À la recherche du temps perdu, les affinités entre ce dernier et le judaïsme sont alors explorées. Une relecture de son œuvre est ainsi possible, depuis son engagement au moment de l’affaire Dreyfus à l’intégration des personnages juifs de La Recherche, l’exposition poussera le spectateur à réinterpréter le travail de Marcel Proust aux travers 150 documents et œuvres d’art, parmi lesquelles Monet, Rodin, Bonnard, Vuillard…

Otto Wegener, Marcel Proust, probablement 27 juillet 1896 © Roger-Viollet / Parisienne de photographie

« Marcel Proust, du côté de la mère »
Musée d’Art et d’histoire du Judaïsme
mahj.org
Jusqu’au 28 août

3. Du Street Art au musée

Pour la première fois, le Musée de la Chasse et de la Nature fait entrer le Street Art dans ses murs. Née pendant le premier confinement, « Incursions sauvages » met en lumière les animaux sauvages du monde occidental. Du faucon de Bordalo II au renard de Ruben Carrasco, en passant par l’impressionnante fresque de WAR! et les collages de Nadège Dauvergne disséminés dans tout le musée, l’exposition présente un panorama de la scène Street Art, ses différentes techniques ainsi qu’un des thèmes majeurs de l’art urbain : le bestiaire.

Nadège Dauvergne, Le Sanglier des villes, 2022 © musée de la Chasse et de la Nature, Paris – David Bordes

« Incursions sauvages »
Musée de la Chasse et de la Nature
www.chassenature.org
Jusqu’au 11 septembre

4. Les héroïnes du romantisme

Avec une centaine d’œuvres, le musée de la Vie romantique rend hommage aux héroïnes revisitées ou inventées par le romantisme, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’aux années 1850. Jeanne d’Arc, Sapho, Marie Stuart, Juliette, Ophélie, Atala, Esmeralda, Velléda… Toutes ces femmes remarquables des Beaux-Arts, de l’Histoire, de la littérature ou de la musique sont issues de récits dramatiques et se retrouvent toutes résignées face à leurs destins inéluctables, victimes de leurs propres passions. L’exposition interroge ainsi le regard sur les femmes, principalement celui des artistes masculins mais aussi celui de quelques artistes femmes (à l’instar de Marie Victoire Jaquotot, Félicie de Fauveau ou encore Frédérique O’Connell), diffusé par le mouvement romantique dans une société qui leur laisse peu de place.

Alexandre-Evariste Fragonard, Jeanne d’Arc sur le bûcher, 1822, huile sur toile, Rouen, Musée des Beaux-Arts © Agence Albatros /Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie

« Héroïnes romantiques »
Musée de la Vie romantique
museevieeromantique.paris.fr
Jusqu’au 4 septembre

5. L’art des chefferies du Cameroun

Si l’art bamiléké du Cameroun a déjà fait l’objet de nombreuses expositions, le public ignore davantage le dialogue tissé entre ce patrimoine historique et les communautés établies sur les hauts plateaux occidentaux des Grassfields, en Afrique centrale. Portée par l’association « La Route des Chefferies », cette exposition dévoilera ainsi 260 pièces conservées par plusieurs lignages familiaux africains et chefs de la région. Le but de cette présentation est de comprendre la signification implicite de ces objets de pouvoir dans les sociétés tribales camerounaises. La question de la sauvegarde du patrimoine est évidemment soulevée à travers cette exposition d’objets traditionnels d’exercice du pouvoir et leur mise en valeur par des artistes contemporains camerounais. L’exposition célèbre ainsi avec le spectateur le riche patrimoine culturel des chefferies du Cameroun.

« Sur la route des chefferies du Cameroun. Du visible à l’invisible »
Musée du Quai Branly-Jacques Chirac
www.quaibranly.fr
Jusqu’au au 17 juillet

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