Jean-Yves Le Drian se rend au Qatar pour parler de la poursuite des évacuations – NOUVELLES RECENTES

L’Afghanistan continue d’être au cœur de l’agenda de Jean-Yves Le Drian. Le ministre français des Affaires étrangères se rend ce dimanche et jusqu’à lundi au
Qatar pour voir comment poursuivre les évacuations vers la France après le chaotique retrait américain fin août.

« On va essayer d’avancer avec les autorités qataries sur le moyen de poursuivre les évacuations à la fois de nos compatriotes qui restent en Afghanistan et des Afghanes et Afghans qui par leur combat, leur action antérieure sont aujourd’hui en danger à l’égard des talibans », a-t-il expliqué samedi sur France 5. A Doha, il s’entretiendra lundi avec des responsables qataris, a-t-on indiqué dans son entourage, sans plus de précisions.

Un vol Kaboul-Doha avec des Français vendredi

Il reste « quelques Français, très peu » à évacuer vers la France et quelques centaines d’Afghans, menacés pour avoir eu des liens avec des institutions françaises ou pour leur rôle dans des domaines – culture, défense des droits de l’Homme – honnis des talibans, a en outre précisé le chef de la diplomatie française.

Quarante-neuf ressortissants français et membres de leurs familles ont pu quitter Kaboul vendredi pour Doha, sur le deuxième vol d’évacuation organisé avec l’aide des Qataris depuis le départ des forces américaines et la fin du point aérien occidental. Ces ressortissants se trouvaient toujours à Doha samedi. Ils doivent être ramenés en France sur un vol affrété par le ministère français des Affaires étrangères.

Le Qatar, un passage obligé

Le Qatar est très impliqué dans ces évacuations comme dans la relance de l’aéroport de Kaboul. Doha, interlocuteur majeur des talibans, est ainsi devenu la capitale de la diplomatie sur l’Afghanistan. De nombreux ministres des Affaires étrangères s’y sont rendus depuis la fin août, de l’Allemand Heiko Maas à l’Américain Antony Blinken.

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs répété que les talibans n’étaient pas au rendez-vous des attentes internationales et que dans ces conditions « la France refuse de reconnaître et d’avoir quelque relation que ce soit avec ce gouvernement ». « Ils mentent [sur toutes leurs promesses] et pour l’instant les résultats ne sont pas là ». « On attend les talibans aux actes. Ils auront besoin d’un peu d’aération économique, ils auront besoin de relations internationales », a-t-il également pronostiqué.

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