le producteur Gérard Louvin et son mari visés par une nouvelle enquête – Libération – NOUVELLES RECENTES

Violences sexuelles: maintenant on agitdossierQuelques mois après la plainte de cinq hommes à l’encontre du couple, une nouvelle enquête a été ouverte début août pour « viols sur mineurs », a indiqué samedi le parquet de Paris,

Une nouvelle enquête pour «viols sur mineurs» a été ouverte début août contre le producteur de télévision Gérard Louvin et son mari Daniel Moyne, déjà visés par une enquête depuis fin janvier, a indiqué samedi le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Selon le quotidien, les investigations ont été lancées après qu’un témoignage accusant Louvin et Moyne de tourisme sexuel au Brésil en 2004 a été transmis au printemps à la justice française. D’après le témoignage d’un couple ayant résidé à Rio de Janeiro entre 1999 et 2009, les deux hommes se seraient adonnés à des «parties sexuelles payantes» avec des mineurs des favelas. Les faits auraient été rapportés au couple par l’animateur Julien Courbet et son épouse, en 2004.

En janvier, quatre hommes avaient déposé plainte contre les producteurs auprès du procureur de Paris. Ils dénonçaient des agressions sexuelles et des viols. Ces témoignages venaient s’ajouter à celui d’Olivier A., le neveu de Gérard Louvin. Le 25 janvier, une enquête du Monde dévoilait que cet homme de 48 ans avait déposé plainte contre son oncle et le mari de celui-ci pour «viols sur mineur de moins de 15 ans par ascendant», «complicité de viols sur mineur de moins de 15 ans par ascendant» et «corruption de mineurs».

Déjà des investigations concernant le couple Louvin-Moyne

Le quotidien rapportait notamment que, selon la plainte d’Olivier A., il aurait «dans un premier temps été victime de caresses et de masturbations. Puis, il aurait été victime d’abus plus graves puisqu’il affirme avoir été obligé de pratiquer des fellations sur la personne de Daniel Moyne», l’époux du producteur d’émissions historiques de la télévision française comme Sacrée soirée. Le récit d’Olivier A. avait été combattu par les avocats des producteurs dans un communiqué dénonçant des «accusations mensongères». Quatre autres victimes avaient alors témoigné auprès du Monde, s’engouffrant dans la brèche de la libération de la parole provoquée par les hashtags #MeTooGay et #MeTooInceste sur les réseaux sociaux.

Les soupçons visant le couple Louvin-Moyne ne datent pourtant pas d’hier. Au milieu des années 1990, Gérard Louvin aurait quitté la présidence de l’association Enfants d’Asie après deux ans à sa tête à la demande de membres du conseil d’administration. La raison : des «rumeurs» de pédophilie.

Le couple aurait également déjà fait l’objet d’investigations judiciaires suite à un signalement concernant leur fils adoptif par une lettre anonyme en 2011, les accusant d’«abus sexuels» sur l’enfant. Dans ce cadre, en 2014, leur neveu Olivier A. aurait été entendu comme témoin, ainsi que son ami Thomas. «Selon plusieurs sources concordantes, Thomas a, de son côté, comme Olivier A., décrit aux enquêteurs, lors de son audition en juin 2014, la litanie des agressions sexuelles», rapportait le Monde. Le 5 septembre 2016, la procédure a été classée sans suite pour cause de prescription.

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