Art Paris inaugure le Grand Palais Éphémère

Avec 140 galeries, la foire d’art moderne et contemporain Art Paris est la première foire à s’installer au Grand Palais Éphémère, sur le Champ-de-Mars, du 9 au 12 septembre.

Dernièrement, les marchands se plaignaient d’avoir perdu les visites d’une clientèle locale relativement aisée, dont les achats réguliers peuvent faire tourner une galerie. Installé dans ce positionnement depuis plusieurs années, Art Paris attire des galeristes de plus en plus prestigieux. Ainsi, Emmanuel Perrotin n’avait pas caché le succès commercial de sa première participation en 2020, ni que parmi les collectionneurs qu’il y avait rencontrés, un tiers étaient nouveaux. Il est aujourd’hui rejoint par Massimo de Carlo, Lelong & Co, kamel mennour, Almine Rech, Thaddaeus Ropac… au sein d’un contingent de 39% nouveaux participants.

Recentrage sur l’Hexagone

Pour la fidèle Nathalie Obadia, il s’agit toujours de l’une des foires les plus lucratives, où les œuvres, choisies dans une gamme de prix moins élevée que chez certains concurrents, s’arrachent en nombre. C’est exactement ce que conseille le directeur artistique Guillaume Piens, qui a relevé un « ticket fonctionnant extrêmement bien, entre 30 000 € et 60 000 € » et incite les marchands à mettre davantage en avant leurs artistes français.

Fabien Chalon, Lis tes ratures, Néon, pages de l’Education Sentimentale, 2018, 45 x 115 x 18 cm ©Galerie Olivier Waltman

Ce recentrage sur l’Hexagone, ou l’Europe – même si quelques enseignes viennent de Corée, Colombie, Côte d’Ivoire, d’Uruguay ou du Guatemala – est bien intégré par les galeristes. Exemple : la galerie Continua, pour qui Art Paris est « un moyen d’être plus proche du public parisien » et coïncide avec l’ouverture de son grand espace dans le Marais. La galerie Pact, qui a développé jusqu’à présent un portefeuille de clients internationaux, « espère se faire mieux connaître en France » et présente la jeune peintre Rose Barberat, tout juste diplômée des Beaux-Arts.

Le retour de l’art figuratif

Selon Frank Elbaz, « La pandémie nous a permis d’approfondir nos relations avec les collectionneurs français ou européens et nous montrons sur la foire deux plasticiens émergents : Léo Chesneau et Madeleine Roger-Lacan ». Cette dernière fait par ailleurs partie du focus « Portrait et Figuration », au sein de la scène française défendue par le commissaire invité Hervé Mikaeloff. Nombre de galeries ont joué le jeu et l’on verra beaucoup de tableaux figuratifs dans cette édition. Lorsqu’on interroge Guillaume Piens sur leur prédominance, même à l’international, il conclut : « Ils témoignent d’un désir de retour à la condition humaine et du besoin d’incarner un rapport à la matière qui nous entoure, face à un monde de plus en plus virtuel… ».

Madeleine Roger-Lacan, En ton absence, 2021, huile sur toile et bois, 180 x 70 x 50 cm ©GALERIE FRANK ELBAZ, PARIS/ DALLAS/C. DORN.

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