Août 2021 – Digital detox & écriture

L’an dernier, vous n’êtes pas sans savoir que j’avais totalement rangé mon téléphone, le temps d’un mois complet. Instagram désinstallé, mode silencieux activé. Plus. Rien.

Évidemment, cette année, on ne déroge pas à la nouvelle tradition ! Au 23 juillet (légèrement plus tôt que l’an dernier c’est vrai), j’ai fait mon post d’aurevoir sur mes réseaux sociaux, et j’ai tout désintallé dès le lendemain, le temps de vous répondre en messages privés.

C’est toujours très compliqué de disparaitre du jour au lendemain des réseaux sociaux. Déjà parce que c’est mon métier, parce que j’ai l’habitude de vous parler quasiment tous les jours et puis aussi parce que j’aime y partager des choses !
Et si je loupais quelque chose ? Et si les gens m’oubliaient ? Et si on veut m’envoyer une info ? Et si ? Et si ?
Toujours une bonne excuse pour ne pas vraiment quitter Instagram… Mais une fois le tourbillon des posts et des likes laissé derrière moi, alors quoi ? Rien. Les textos aux copains, le calme sur mon écran, pas de pression, pas d’anxiété et cette impression de passer à côté de ma vie en voyant ce que font les autres. Un mois sans Instagram et le monde ne s’arrête pas de tourner. Ce n’est pas grave de ne pas tout savoir, de ne pas tout voir… Au contraire, ça libère de l’espace mental pour se recentrer.

D’ailleurs, en parlant de recentrer, cette année, j’en avais bien besoin. Déjà parce que personnellement ça a été un sacré bordel, n’ayons pas peur des mots, mais aussi professionnellement : CE LIVRE !
Le timing plutôt serré, moi qui fait l’autruche et le temps qui passe. J’ai toujours dit que je n’étais efficace que sous pression… Je vais m’en mordre les doigts. Je le sais.

Alors accrochez-vous, petit retour sur mon mois d’août, mes aventures, mes verres de Ricard, ma crise de nerfs, les copains et mes coups de soleil.

Direction-Saint Jean-de-Luz pour une semaine ! Je retrouve mon amie Mélissa sur le quai, voie 4, direction le sud, des valises bien trop lourdes derrière nous. Un programme surprise concocté par Margot que vous connaissez évidemment, et l’une de mes plus belles rencontres de 2021, Ione, lectrice de l’ombre au départ, puis copine de longboard désormais amie chère à mon coeur.

Pas de soleil mais beaucoup de Ricard. Des réveils tardifs pour récupérer, des goûters, des fous-rires, un sacré coup de soleil entre les gouttes, des rencontres, des photos, des ricoré au petit matin. Mon cerveau est sur off, uniquement alimenté par le bruit des vagues.
Une semaine ailleurs, pour profiter avant le grand rush de mon mois d’août.

Paris s’est vidé. Plus de klaxon, de bouchons, de gens pressés. Je suis comme un poisson dans l’eau dans les rues, le nez en l’air à vélo, ou à rentrer bien trop tard sur mon scooter.

Une place en terrasse, un bouquin, un podcast. Je flâne, je profite. Plus rien n’a importance.
Aucune pression, le temps file, je me dis que j’ai le temps. Pourtant non. Je ne le sais pas encore, mais dans quelques jours arriveront les crises d’angoisse, et la peur, le stress ne quitteront plus mon ventre.

Pour l’instant, je flâne, le temps est doux, l’air est léger. Je ne me préoccupe de rien, je me laisse choyer.
Des séances de ciné, de l’improvisation totale, des heures de sommeil totalement décalées, des repas plus vraiment équilibrés.

Un week-end à retrouver mes proches, mes ami.e.s d’enfance, mes parents, mon petit frère. Bien trop manger, rire de tout, des confidences sur l’oreiller. Se dire qu’on se manque et se promettre de se revoir vite.

Début de semaine à 180km sans ceinture sur l’autoroute. Je comprends que je suis vraiment en retard.
J’ai des palpitations dans la gorge, des noeuds dans le ventre. Je m’étais fixé des objectifs, ils deviennent anxiogènes.

Des doutes à la pelle, une envie de baisser les bras. Ce projet de livre je le pense bien trop grand pour moi. J’en suis incapable !
J’accumule du retard sur le retard. Je sabote le projet, comme une enfant qui rature son dessin avant même la fin de l’exercice.
Personne ne comprend, tout le monde essaye de me rassurer. Des amis me permettent de prendre l’air quand même, une expo, un ciné, des pâtes à la truffe, des balades nocturnes à refaire le monde et des cheese naan commandés depuis le canapé.

Puis, regonflée d’orgueil, je me dis que je ne peux pas abandonner. Alors j’attrape mon clavier, je range ma carte UGC, mon vélo, mes sorties Ricard et mes nuits blanches. J’y passe mon week-end, mes journées. Il est hors de question que j’abandonne. C’est un cadeau, une chance, un projet fou qu’on me donne. J’ai envie d’être fière de moi, j’ai envie de vous raconter mon hypersensibilité, page par page.

Mes journées sont compliquées. Je suis fatiguée, j’ai l’impression de passer à côté de mon été. Être enfermée h24, un clavier sous les doigts, une marque de lunettes sur le nez, de la caféine dans les veines. Je craque, souvent, mais le soir en allant rejoindre mes draps, je me dit que p*tain, je m’en souviendrais. Parce que ce bouquin est écrit à l’abri, avec les tripes, mes cernes, mes angoisses et quelques notes de piano.

C’est un rêve que j’ai voulu saboter. Il y a des claques qui se perdent comme dirait mon papi !

Juste avant la reprise, la dernière ligne droite de mon temps off, loin des réseaux.
Dernière ligne droite sur le livre aussi. Je suis dans le timing, reste à garder cette aisance, à ne pas reprendre de retard.

J’ai profité de mes derniers jours pour faire des expos, des cinémas avec un grand thermos de thé.
J’ai continué d’écrire, moins c’est vrai. Mais j’ai préparé ma newsletter et ma rentrée.

J’ai toujours cette angoisse, cette petite appréhension de revenir sur Instagram après tant d’absence ! Et si je ne savais plus faire ? Et si vous étiez parties ? Et si vous en aviez marre ?
Comment je reviens ? Qu’est-ce que je fais ?

Toujours est-il que nous sommes le 1er septembre, je réinstalle Instagram.
Attention, je suis surexcitée de vous retrouver, j’arriiiiive !

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