Sports | Jeux paralympiques de Tokyo : l’or de Hanquinquant lance une cascade de médailles – NOUVELLES RECENTES

Par La Provence (avec AFP)

Il était à peine midi au Japon et sept nouvelles médailles avaient garni le tableau français aux Jeux paralympiques de Tokyo, dont une d’or, décrochée par Alexis Hanquinquant au triathlon, et une d’argent obtenu par Marie-Amélie Le Fur.

Triple champion du monde et d’Europe en titre, Hanquinquant, pour ses premiers Jeux, a assumé son rôle de favori dans la catégorie PTS4 et offert à la France son troisième titre paralympique, tout en donnant le ton d’une journée généreuse en médailles.

“Le plan s’est déroulé à la perfection”, savoure le Normand de 35 ans, amputé de la jambe droite sous le genou à la suite d’un accident du travail sur un chantier en 2010. Il était alors champion de France de boxe full contact chez les valides.

“La meilleure stratégie était d’attaquer, quand je sors de l’eau et qu’on m’annonce 25 secondes d’écart, je me dis que c’est vraiment un bon jour”, décrit le triathlète qui a relégué à près de quatre minutes son poursuivant japonais Hideki Uda, au bout de 750 m de natation, 20 km de cyclisme et 5 km de course à pied.

Cette distance a également réussi à Annouck Curzillat, 29 ans. La triathlète malvoyante a pris la médaille de bronze (catégorie PTVI) avec sa guide Céline Bousrez, au finish, pour deux petites secondes, et monte pour la première fois sur un podium international.

Quant à Marie-Amélie Le Fur, pour ses cinquièmes Jeux, elle a réussi son pari de conquérir une neuvième médaille. Tenante du titre en saut en longueur (catégorie T64), la présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF) est passée près de le conserver avec un dernier bond à 6,11 mètres, trop court de seulement cinq centimètres.

Sur la piste du vélodrome d’Izu, plus grosse pourvoyeuse de médailles françaises depuis le début des Jeux, le duo formé par Raphaël Beaugillet et le septuple champion du monde chez les valides, François Pervis, a pris la médaille de bronze du kilomètre en tandem pour 82/100. “Enfin !”, a savouré le cycliste malvoyant. “Et merci à François d’avoir adhéré au projet. Aujourd’hui, on n’a fait qu’un.”

Trois médailles du même métal sont tombées en tennis de table. L’expérimentée Thu Kamkasomphou, 52 ans, a signé un sixième podium individuel (Classe 8) en six Jeux. Elle avait commencé son aventure paralympique en 2000 par un titre à Sydney (en Classe 9 à l’époque).

Comme à Rio, le pongiste en fauteuil Maxime Thomas a pris aussi la troisième place en individuel (Classe 4), sa quatrième médaille paralympique additionnée à celles obtenues par équipes. Il a été imité par Lucas Créange, en Classe 11, dédiée au handicap cognitif. 

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