Souhad Ghazouani en quête d’une nouvelle médaille / Actualités

L’haltérophile lilloise Souhad Ghazouani, qui a décroché l’or en 2012 et d’argent de Rio en 2016, est en lice à Tokyo. Retour sur quelques Lillois célèbres dans l’histoire des Jeux, alors que les Paralympiques de Tokyo se déroulent du 24 août au 5 septembre. Elle sera en lice le dimanche 29 août à 6h00.

Souhad Ghazouani – cpsf.france-paralympique.fr – G-Picout DR

La médaille d’argent aux Jeux paralympiques d’Athènes en 2004, le bronze aux Jeux de Pékin en 2008, lor à Londres en 2012 et l’argent à Rio en 2016… Avec quatre médailles paralympiques à son actif, l’haltérophile Souhad Ghazouani, paraplégique depuis sa naissance, est une très grande athlète. La pensionnaire de l’ASPTT Lille Métropole, également triple médaillée aux championnats du monde, goûte une nouvelle fois aux joies d’une cinquième olympiade d’affilée, à Tokyo, dans la catégorie des moins de 73 kilos.

À Rio, elle avait pour seul objectif en ligne de mire : l’or ! Mais ce lundi 12 septembre, c’est la médaille d’argent qu’elle obtint, avec un essai validé à 140 kg. L’or lui échappa pour un troisième essai non validé à 145 kg. À Rio, Souhad Ghazouani finit donc seconde derrière la Nigériane Ndidi Nwosu et devant l’Egyptienne Amany Ali. Avec quatre podiums en quatre Jeux, il s’agit là d’une incroyable performance.
À 39 ans, elle se lance un nouveau défi à Tokyo. Elle a fait partie des athlètes sélectionnés pour être le porte-drapeau tricolore pour la cérémonie d’ouverture.

La déclaration de Souhad Ghazouani après sa médaille d’argent à Rio en 2016

« J’ai eu la médaille d’argent, j’ai du mal à réaliser… Ce qui me fait le plus mal au cœur c’est de ne pas faire retentir l’hymne national ici à Rio.  Un juge a trouvé que j’avais verrouillé un bras après l’autre vers la fin, ce qui est interdit par le règlement. Mes deux entraîneurs ne l’ont pas vu ainsi, et moi je n’ai pas eu cette impression non plus. Moi j’étais concentrée, je suis là pour pousser, j’ai bien poussé, j’ai fait mon temps d’arrêt, j’ai bien attendu les ordres. À partir de là, c’est difficile pour moi de voir si je suis partie en escalier ou si j’ai fait un rebond…  J’espère être à Tokyo en 2020, si tout va bien d’ici là. »

L’ASPTT, sa deuxième maison

Née à Saint-Saulve, à côté de Valenciennes, Souhad Ghazouani, 34 ans, a découvert l’haltérophilie à l’âge 6 ans. Puis elle a rapidement posé ses valises à l’ASPTT Lille Métropole (les haltérophiles s’entraînent à la salle Maryvonne Dupureur, rue de Wazemmes). « Ma toute première salle, c’est celle où je suis aujourd’hui. C’est ici que j’ai fait mes toutes petites premières compétitions, et que mon éducateur et entraîneur Sylvain Houzet m’a fait découvrir le développé couché. J’aime énormément cette salle que je considère comme ma deuxième maison. Je n’y ai que de bons souvenirs ». 

TOKYO 2020

Rendez-vous pour la catégorie des -73 kg le dimanche 29 août à 6h00.

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