Les talibans encerclent Kaboul, dernière ville sous le contrôle du gouvernement – NOUVELLES RECENTES

C’est encore très confus, mais ce dimanche pourrait sonner le glas de l’offensive éclair qui a amené les talibans à prendre le contrôle de la quasi totalité du pays. Il restait la capitale de l’
Afghanistan,
Kaboul, encore aux mains du gouvernement. Mais, selon des habitants de Kaboul, certains talibans sont entrés. « Il y a des combattants talibans armés dans notre quartier, mais il n’y a pas de combats », a déclaré à l’AFP un habitant d’une banlieue située à l’est de la capitale.

Autre son de cloche, sur Twitter cette fois. Les talibans ont reçu l’ordre de rester aux portes de Kaboul et de ne pas entrer dans la capitale de l’Afghanistan, a annoncé dimanche un de leurs porte-parole, même si des combattants insurgés ont été aperçus par des habitants en banlieue éloignée.

« L’Émirat islamique ordonne à toutes ses forces d’attendre aux portes de Kaboul, de ne pas essayer d’entrer dans la ville », a affirmé sur Twitter Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans.

Lancement de l’offensive en mai

Samedi soir, les talibans avaient pris Mazar-i-Sharif, la quatrième plus grande ville afghane et le principal centre urbain du nord du pays. Depuis le lancement de leur offensive en mai à la faveur du début du retrait final des troupes américaines et étrangères, qui doit être achevé d’ici le 31 août, ils s’étaient d’abord emparés de vastes territoires ruraux sans rencontrer grande résistance. Puis leur avancée s’est accélérée de manière spectaculaire ces derniers jours, nombre de villes tombant entre leurs mains presque tout aussi facilement.

Quel choix pour le gouvernement afghan ?

La déroute est totale pour les forces de sécurité afghanes, pourtant financées pendant vingt ans à coups de centaines de milliards de dollars par les Etats-Unis, et pour le gouvernement du président Ashraf Ghani.

Celui-ci se retrouve sans autre option que de devoir choisir entre capituler et démissionner, ou poursuivre le combat pour sauver Kaboul, au risque d’être responsable d’un bain de sang.

« Il serait presque impossible pour (Ghani) de rallier les forces de sécurité pour défendre Kaboul. Toutes perspectives de combat dans la ville elle-même déclencheraient une catastrophe humanitaire majeure », a déclaré à l’AFP Ibraheem Thurial Bahiss, un consultant de l’International Crisis Group (ICG), estimant que la pression devait monter sur le chef de l’État pour qu’il démissionne.

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