Les politiques français de tous bords s’alarment des conséquences d’un retour au pouvoir des talibans – NOUVELLES RECENTES

Les responsables politiques français de tous bords se sont alarmés dimanche de l’avancée des talibans, désormais
aux portes de Kaboul. Où leurs combattants ont reçu l’ordre de ne pas entrer, pendant que le gouvernement préparait une transition pacifique. Les talibans sont donc ce dimanche du pouvoir en
Afghanistan​, près de vingt ans après l’intervention de l’OTAN. 20 Minutes fait le tour des réactions des élus français.

  • Jean-Luc Mélenchon (LFI) a déploré la « déroute » américaine. « J’ai applaudi la défaite US au Vietnam. Je suis écœuré par leur déroute en Afghanistan. Il est temps de réfléchir avant de s’engager dans des guerres sans issue. Car si la guerre ne règle rien, la défaite change tout. On ferait bien d’y penser au Mali », a commenté dans un tweet le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, en référence au retrait des troupes françaises du Nord du Mali programmé pour la fin 2021.
  • A l’extrême droite, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a critiqué l’Union européenne : « pendant que ces technocrates débattent du sexe des anges et profèrent leurs menaces dérisoires, l’islamisme avance, se renforce et va installer un califat en Afghanistan, mettant nos peuples et la sécurité du monde en grave danger », a-t-elle estimé.
  • « La débâcle en Afghanistan est totale » et « la dignité est un mot vide de sens pour les dirigeants occidentaux », a dénoncé l’eurodéputé Place publique/PS Raphaël Glucksmann : « les diplomates, militaires, citoyens américains et européens seront évacués. Les Afghans qui nous ont aidés ces vingt dernières années seront abandonnés aux mains des talibans ».
  • Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a, lui, mis l’accent sur « ce que vivent ces populations civiles désarmées qui fuient la barbarie des talibans ». « Faut-il rappeler ce que furent les routes de l’exode face au nazisme ? Et que nous fûmes sauvés par l’héroïsme d’étrangers ? », a-t-il demandé.
  • Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a appelé à « imposer des solutions diplomatiques et politiques ».
  • A droite, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a estimé que « par faiblesse coupable, l’Occident perd une bataille essentielle dans la guerre contre l’islamisme », alors que « la reconquête de l’Afghanistan par les talibans est une tragédie pour ce pays et une nouvelle menace pour la paix du monde. » « C’est un jour de deuil pour le monde, dont nous risquons fort de payer demain le prix », a pronostiqué Gilles Platret, vice-président des Républicains.

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