5 expositions à découvrir à Paris ce weekend

Vous êtes de passage ou restez à Paris cet été ? Munissez-vous de votre pass sanitaire et arpentez les musées pour profiter de cinq expositions variées !

Qui dit weekend pluvieux dit weekend au musée ! Les plus grandes institutions parisiennes vous offrent une programmation estivale plus que variée qui conviendra à tous les goûts. Entre une immersion totale dans les univers colorés d’Antoni Gaudí (1852-1926) et Salvador Dalí (1904-1989) à l’Atelier des Lumières, un voyage dans le temps et l’espace direction la civilisation précolombienne des Olmèques au musée du quai Branly-Jacques Chirac et les accrochages contemporains de 40 créateurs au musée des Arts Décoratifs, créez votre propre itinéraire artistique, d’un arrondissement à l’autre !

1. Vollard à l’épreuve

Trait d’union entre Durand-Ruel et Kahnweiler, Ambroise Vollard n’est pas un marchand d’art comme les autres. Audacieux, il parie sur l’édition d’estampes et de livres illustrés, constituant un fonds d’exception autour de Cézanne, Bonnard, Picasso, Rouault, que rachète à sa mort Henri Marie Petiet, son digne successeur.

« Édition limitée, Vollard, Petiet et l’estampe de maîtres », Petit Palais, 01 53 43 40 00, www.petitpalais.paris.fr, jusqu’au 29 août.

Aristide Maillol, La Vague, épreuve numérotée 45/60 et signé du monogramme (bois gravé, guérin 8)
1895-1898, estampe papier © RMN

2. Les Olmèques, culture-mère

Première grande civilisation précolombienne, les Olmèques, du mot Olmán, sont « les gens du pays du caoutchouc ». Née 2500 ans avant notre ère au sud du Mexique, le long du golfe de Veracruz, elle produit, avant Aztèques et Mayas, la matrice de la Méso-Amérique.

« Les Olmèques et les cultures du golfe du Mexique », musée du Quai Branly-Jacques Chirac, 01 56 61 70 00, www.quaibranly.fr, jusqu’au 10 octobre.

3. Accrochage de printemps

Lancée à quarante créateurs, l’invitation du MAD révise l’accrochage de ses galeries permanentes, croisant chefs-d’œuvre des collections modernes et contemporaines, et acquisitions récentes. Parmi les conjurations du «printemps incertain» que citait Virginia Woolf dans The Years, on retient la terrasse solaire crayonnée par Alexandre Benjamin Navet.

«Un printemps incertain», musée des Arts Décoratifs, 01 44 55 57 50, www.madparis.fr, jusqu’au 3 octobre.

Ferruccio Laviani, Good Vibrations, Fratelli Boffi (éditeur), 2013, noyer massif avec finitions en chêne © MAD, Paris / Christophe Dellière

4. Le (mas)sacre de Napoléon

« Vivant, il a manqué le monde, mort il le possède. » Chateaubriand l’avait prédit : qu’il divise ou rassemble, le mythe Napoléon est toujours vaillant. En témoignent deux événements marquant le bicentenaire de sa mort. Si La Villette revient sur l’irrésistible ascension de l’Aiglon, de son apprentissage au collège militaire de Brienne à la bataille de Waterloo, elle n’omet pas d’évoquer la part sombre de celui qui en 1802, rétablissait l’esclavage aboli par la Convention en 1794. Le Musée de l’Armée lui, mène l’enquête sur les conditions de sa disparition : À qui Bonaparte songeait-il en rédigeant son testament ? Quelle idée se faisait-il de l’au-delà ? De quoi est-il vraiment mort ? Les réponses apportées éclairent la postérité encombrante du «dieu de la guerre».

«Napoléon», Grande Halle de La Villette, 01 40 03 75 75, www.lavillette.com, jusqu’au 19 septembre & «Napoléon n’est plus», musée de l’Armée, 01 44 42 38 77, www.musee-armee.fr, jusqu’en janvier. 

Jean-Baptiste Mauzaisse, Napoléon. Allégorie, 1833, RMN-Grand Palais, musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau © Daniel Arnaudet / RMN

5. Dalí, à la folie

Les Montres molles dégoulinent au son psychédélique des Pink Floyd. C’est une plongée hallucinée dans l’univers de Dalí, pitre génial, inventeur de la «méthode paranoïa-critique», que propose l’Atelier des Lumières. Quarante minutes planantes au cœur des décors surréalistes du maître catalan, peuplés de créatures extravagantes : La Persistance de la mémoire, Léda atomique, La Tentation de saint Antoine… Ses chefs-d’œuvre défilent et rappellent l’étendue d’un talent souvent éclipsé par les frasques du personnage : bête médiatique, Dalí contrôle autant son image que sa peinture métaphysique. «Chaque tableau est une messe où je livre l’hostie d’un savoir», déclarait ce prophète moderne, dont le mystère reste entier.

«Dalí, l’énigme sans fin», Atelier des Lumières, 01 80 98 46 00, www.atelier-lumieres.com, jusqu’au 21 janvier.

© Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, ADAGP 2020 simulation © Culturespaces Nuit de Chine

 

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