Une frappe aérienne fait des dizaines de morts en Syrie

Un accord a également été conclu pour que de l’aide soit livrée lundi à une ville tenue par l’opposition et assiégée par les forces pro-gouvernementales où les Nations unies affirment qu’il y a eu des informations crédibles faisant état de personnes mourant de faim, ont indiqué des sources.

L’aide sera acheminée simultanément vers deux villages bloqués par les rebelles.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré qu’au moins 57 personnes avaient été tuées dans l’attaque aérienne, qui a touché un palais de justice et une prison dans la ville de Maarat al-Numan, dans la province d’Idlib.

Il a identifié les jets comme étant russes et a déclaré que le palais de justice était exploité par le Front Nosra lié à Al-Qaïda.

La Russie mène des frappes aériennes en Syrie pour soutenir le président Bachar al-Assad depuis septembre. Le bâtiment a été touché par quatre missiles.

Les morts comprenaient 23 membres du Front Nosra, trois femmes et au moins un enfant, a indiqué l’Observatoire.

Les responsables syriens n’ont pas pu être joints dans l’immédiat pour commenter.

La guerre fait rage depuis le mois dernier, lorsque le Conseil de sécurité a approuvé un plan de pourparlers de paix sur le conflit qui a tué 250 000 personnes.

Les pourparlers doivent débuter le 25 janvier à Genève.

Le gouvernement syrien a déclaré samedi à l’envoyé de l’ONU, Staffan de Mistura, qu’il était prêt à participer mais qu’il souhaitait savoir qui participerait de l’opposition, ont rapporté les médias d’État syriens.

Le ministre des Affaires étrangères Walid al-Moualem a également déclaré qu’il était important de voir une liste des groupes qui seraient classés comme terroristes dans le cadre du nouveau processus diplomatique.

Damas considère tous les groupes qui luttent pour renverser Assad comme des terroristes, y compris les rebelles qui soutiennent une solution politique et sont représentés dans un conseil d’opposition récemment formé chargé de superviser les négociations.

Les rebelles syriens et les politiciens de l’opposition ont exprimé des doutes quant à savoir si les pourparlers de paix commenceront comme prévu.

L’accord d’aide conclu samedi entraînera l’envoi de fournitures humanitaires dans la ville de Madaya, tenue par l’opposition, à la frontière libanaise, et dans deux villages de la province d’Idlib, dans le nord-ouest, qui sont bloqués par les rebelles.

Les agences d’aide ont mis en garde contre une famine généralisée à Madaya, où quelque 40 000 personnes sont menacées.

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